spectacles en cours

Reste la lumière

Ici d’ailleurs présente RESTE LA LUMIÈRE,

nouvel album 2015 sortie le 23 octobre

nouveau spectacle  à découvrir au Café de la danse le 18 novembre 2015

Guitariste et chanteuse grecque hors pair, Angélique Ionatos, forte de 40 ans de carrière et à l’origine de près d’une vingtaine d’albums, revient cet automne avec un nouvel album à paraître chez Ici, D’Ailleurs… qui s’annonce comme l’une de ses œuvres les plus abouties.

Comme à son habitude, Angélique Ionatos sera accompagnée de plusieurs musiciens. On notera  la présence de Gaspar Claus (violoncelle) et Cesar Stroscio (bandonéon) dont les interventions accentuent la force évocatrice du disque. On y retrouvera aussi Katerina Fotinaki, avec qui elle a déjà collaborée à plusieurs reprises (AnatoliComme un Jardin la Nuit…).

La voix d’Angélique Ionatos incarne une volonté de mouvement. Elle témoigne en filigrane d’un discours politique porté par la vision d’une Grèce sous pression. Son engagement est celui de l’ouverture, de l’acceptation des angoisses pour mieux les combattre, notamment par la transmission de sa culture natale. Un disque sombre mais plein d’espoir transcendé par la force de ses convictions.

Et les rêves…

« Un jour les rêves prendront leur revanche »

« La poésie est une arme chargée de futur » disait Gabriel Celaya.
“Elle a inventé le monde, mais le monde l’a oublié”, disait Yannis Ritsos.
« Où que me mène mon voyage la Grèce me blesse », disait Georges Seféris , prix Nobel de littérature .
Les poètes sont en exil. Comme ces Hommes-livres dans l’œuvre de science-fiction de Ray Bradbury « Fahrenheit 451 » qui ,dans la clandestinité, résistent en apprenant par cœur les chefs d’œuvre de littérature dans un monde où les livres sont brûlés.
Les poètes sont oubliés ; « ils portent le deuil du soleil et des années à venir sans eux ». Dans ce monde qui se rétrécit, soumis à une nouvelle barbarie celle de la ploutocratie, il nous faut interroger nos poètes pour retrouver la mémoire et l’utopie tout à la fois.
En quittant mon pays en 1970, j’étais une adolescente qui se réjouissait à l’idée de connaître des horizons nouveaux.
La Grèce était sous la dictature des colonels et c’est dans cet exil que j’ai appris ce que « les Ithaques signifient »*. Ma langue est devenue ma patrie. La seule qu’on ne pouvait pas m’enlever. Il m’était devenu vital de l’aimer, la cultiver et la défendre. Paradoxalement c’est en apprenant le français que j’ai pu redécouvrir la beauté de ma langue maternelle. La distance (géographique et culturelle) m’a permis de réentendre sa musique. Et quelle musique!
J’ai pris conscience que la nostalgie était faite de douleur (l’étymologie du mot le dit), mais que qu’il y avait une si belle « terre sur mes racines »
que les fleurs pouvaient enfin pousser.
Voilà pourquoi je me suis mis à chanter et à composer sur les mots de mes poètes. J’avais grandis avec eux et grâce à eux! Cette patrie personne ne pouvait me la confisquer. J’ai inscrit au plus profond de moi
les vers d’ Odysseus Elytis qui disait :
« J’ai habité un pays , surgissant de l’autre le vrai, tout comme le rêve surgit des événements de ma vie. Je l’ai aussi appeler Grèce , et l’ai tracé sur le papier pour le regarder. Il semblait tellement petit et insaisissable. (…)Mais il embaumait tant que j’ai pris peur. Alors je me suis mis , petit à petit, à broder des mots comme des pierres précieuses , pour couvrir le pays que j’aimais. »
Aujourd’hui mon pays est humilié. Et il n’est pas le seul. Il y a des jours où je me sens découragée , impuissante face à tant de malheur. La tentation de se taire est grande. Mais « la réalité quelques fois désaltère l’espérance. C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit. »
Ces mots sont de René Char . La parole poétique est aussi et avant tout une parole politique et prophétique. Aussi indispensable que le pain.
Alors l’espoir revient comme « un chant de maquisard dans la forêt des aromates »**

Angélique Ionatos 

Anatoli

Katerina Fotinaki  et Angélique Ionatos

L’Orient et le lever du soleil, musiques sans frontières

Leur patrie est la Grèce, mais ce qui les réunit,  » c’est surtout, dit Angélique Ionatos, l’amour fou pour notre langue maternelle et ses poètes, ainsi qu’une passion pour nos guitares. « .

Ces deux-là parlent la même langue, celle de la musique que nous pouvons tous comprendre.

 

Poursuivant leur chemin de complicité artistique, après Comme un jardin La Nuit, Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki proposent Anatoli qui en grec signifie à la fois l’Orient et le lever du soleil.

 » La joie de jouer ensemble dans tous les sens du terme, dit encore Angélique Ionatos, notre complicité accrue, tout en nous rendant plus exigeantes, nous offre une liberté nouvelle : voyager au-delà de cette porte de l’Orient qu’est la Grèce, affirmer que la musique ignore les frontières. »

Compositions personnelles, musiques traditionnelles ou contemporaines réinventées pour leurs voix et leurs guitares servent d’écrin aux textes et aux poètes qui depuis toujours les inspirent.

Leurs voix s’élèvent, se déploient, l’une grave et chaude, celle d’Angélique Ionatos, l’autre cristalline et légère de Katerina Fotinaki, les doigts courent sur les cordes et les guitares n’ont jamais vu pareille virtuosité.

Rires complices, bonheur de jouer, tout confère à une soirée magique. Dans la chaleur de la nuit étoilée, le soleil se lève sur le plateau et dans la salle, dans un tourbillon de couleurs et de rythmes.

 

 

Solo voix et guitare

Angélique Ionatos, seule en scène

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Nouveau spectacle 2015

Angélique Ionatos aime aussi retrouver la scène en solo, seule avec ses guitares pour compagnes et ses poètes. Pour ce nouveau solo, le rendez-vous se mêlera de grec et de français, de chants et de textes à entendre.

« La scène est le plus beau des navires.
C’est parce que nos questions restent sans réponse que nous continuons de voyager.
Je questionne l’éphémère à travers la musique. Seule, cette fois-ci; ou plutôt, seule avec ma compagne de toujours : ma guitare.

Pour ce nouveau spectacle en solo, je voudrais habiter la scène comme un espace de liberté, où l’improvisation, l’inattendu auraient leur place, avec des nouvelles chansons ou alors des très
anciennes. Avec des textes dits pour la beauté de langue ou  brodés aux musiques. Avec aussi quelques chansons de compositeurs que j’aime. Donner leur place aux deux langues qui m’habitent : le grec et le français.

Pour que l’espoir revienne comme  » un chant de maquisard dans la forêt des aromates ».
A.I.